article de l'équipe.fr

Publié le par avchd-bruno

Voir ci-dessous l'article consacré à Jérôme Thomas,  champion olympique de boxe amateur.

Cet article illustre bien le quotidien de grands champions français qui dans des sports individuels très exigents mais sous médiatisés (athlétisme, boxe, lutte, judo, gymnastique..) et dont on se rappelle que tous les 4 ans lors des jeux olympiques, peuvent difficilement vivre confortablement de leur passion et aller jusqu'au bout de leurs ambitions...

Ce même Jérôme Thomas, mis dans une structure lui assurant un avenir matériel du même niveau qu'un joueur moyen de Football de ligue 1 (20 000 à 80 000€/mois) aurait tout "cassé" et serait devenu champion du monde de boxe professionnel...

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Une solution : arrêtez de regarder ces matchs de Foot à la télé qui n'ont plus grand interêt au niveau sportif et venez dans les stades et les gymnases assister à des vrais compétitions d'athlétisme, de judo, de boxe, de gymnastiques, de lutte, vous y verrez de grands et d'authentiques champions!!!! .

  

Thomas : «Je suis soulagé»

A 32 ans et après une belle carrière amateur, Jérôme Thomas, passé pro en 2008, raccroche les gants. Le Picard, déçu par le monde professionnel, n'a plus la foi.

«Les stars, c

Jérôme Thomas n'avait plus envie de souffrir.(EQ)
Jérôme Thomas n'avait plus envie de souffrir.(EQ)

e sont les organisateurs et les promoteurs qui se partagent les recettes d'une réunion et nous, les boxeurs, on est de la viande»

«Jérôme Thomas, pourquoi avez-vous décidé d'arrêter votre carrière ?
Je n'ai plus l'envie, je ne veux plus souffrir. Je devais boxer le 16 juin pour le Championnat de France des coq et en me préparant, je me suis aperçu que je n'avais plus la foi. J'ai 32 ans et demi et j'ai consacré toute ma vie à la boxe. Je dois maintenant penser au vrai monde du travail. Et puis depuis que je suis passé pro (en 2008), je suis très déçu par ce milieu et tout ce qui se passe autour. Je ne supporte pas cela, je suis trop franc. Franchement je vais vous dire, c'est un soulagement.

Pourquoi êtes-vous déçu par les professionnels ?
Après mon échec aux Jeux de Pékin, je ne pouvais pas rester amateur à cause de mon âge, donc je suis passé pro et j'ai découvert un milieu qui ne me convient pas. Déjà en terme de catégorie, j'ai boxé en coq et super coq et je n'ai jamais trouvé ma place. Après, c'est beaucoup de galères, le monde des professionnels. Les stars, ce sont les organisateurs et les promoteurs qui se partagent les recettes d'une réunion et nous les boxeurs, on est de la viande. On ne gagne rien...

C'est l'aspect financier qui vous dérange ?

Oui et non. En pro, on boxe pour 2000 euros par mois, si vous enlevez les 10%, il vous reste 1800, c'est pas beaucoup. Un Championnat de France, c'est entre 5000 et 6000 euros maintenant et vous en faites deux par an maximum, faites le calcul vous devez vivre avec ça ! On me dit : "Jérôme, c'est génial, tu es champion de France". Franchement, je vais vous dire, je m'en fous. Et dans le monde pro, vous attendez toujours pour avoir de grandes échéances qui ne finissent par jamais venir. Les promoteurs et organisateurs décident de votre carrière, vous ne maîtrisez rien. On ne boxe pas assez, seulement une ou deux fois par an et moi, j'ai besoin de boxer plus. Tout ceci me dérange et je n'ai plus la patience d'attendre. Mais bon, je ne veux pas dénigrer la boxe non plus.

«Je ne ferme pas la porte pour boxer avec le Paris United»

Si vous voulez boxer plus, il y a le circuit des Word Boxing Series...
Ah oui là, je remets les gants tout de suite. Le principe de la WSB m'intéresse car on boxe toute l'année. J'ai eu des contacts avec Brahim Asloum et le Paris United. On verra, je n'en dirais pas plus. Pour ce type de fonctionnement, je ne ferme pas la porte.

Quel souvenir des amateurs gardez-vous ?
J'ai plein de bons souvenirs. J'ai toujours aimé l'esprit olympique. J'ai battu des boxeurs qui sont devenus champions v du monde en professionnels. Je suis devenu champion du monde amateur en 2001 en battant l'Ukrainien Wladimir Sidorenko, qui a été par la suite champion du monde WBA des coq de 2005 à 2008. J'ai aussi battu le Thaïlandais Jongjohor, qui a été champion olympique en 2008.

Avez-vous un projet de reconversion ?
Les gens me disent : "Jérôme, si tu arrêtes la boxe, tu es à la rue". Cela me fait rigoler car je travaille dans mon club de Saint-Quentin depuis trois ans déjà. J'ai passé le brevet d'état premier degré et je vais passer le deuxième et mon objecitf est de monter une vraie école de boxe à Saint-Quentin. J'ai obtenu un rendez-vous dans ce sens avec la mairie. Saint-Quentin, c'est ma ville, mon QG... Tout le monde me connaît, je suis un peu le Zidane ici et la mairie m'a toujours suivi et fait confiance depuis 18 ans.»

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Parissier Romain 10/06/2011 22:54


ça va, t'as pas oublié la gym...